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Diversion

Nous avons trois centres d'intelligence et d'énergie. Le saviez-vous ?

Beaucoup de personnes méconnaissent cette réalité qui gagne pourtant à être connue si l'on veut utiliser au mieux ses ressources : sa tête, son cœur et son corps.

J'ai déjà évoqué l'intérêt de reconnaître quel centre est plus particulièrement à l'œuvre chez nous quand il est question :

C'est également précieux lorsque nous tournons en rond, incapables de passer à la suite. Que se passe-t-il ? Dans quoi restons nous embourbés ?

  • Des cogitations incessantes (tête)
  • Des émotions qui nous submergent, inconfortables ou tellement agréables ! (cœur)
  • Une inertie ou une agitation (corps)

voiture embourbée

Nous voudrions nous en extraire mais nos efforts sont vains. C'est là qu'il est intéressant de se rappeler que nos ressources sont multiples. Nous ne sommes pas que cette tête, cet émotionnel ou ce corps. Quel autre centre pouvons-nous appeler à la rescousse ?

Arthur en a marre de sa difficulté à se mettre en action.
« C'est physique, donc. Que se passe-t-il dans ces moments là ? »
« La douceur de mon cocon. »
« Émotionnel donc. Il reste la tête. Comment la solliciter ? »
Arthur s'éclaire. Oui bien sûr, il a déjà remarqué : rien de tel qu'un défi : 37x21= ?... 777 ! et le voilà reparti.

Et vous, comment savez-vous faire diversion pour redémarrer ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr

Laisser conclure

J'avais appris ça en formation de coach : ne jamais conclure à la place du client, même quand tout ce qui précède semble aller dans le même sens.

Agathe hésitait entre deux pistes pour la suite de son parcours. Je l'invitais à préciser ce qui l'attirait dans l'une et l'autre option. Pas grand chose. L'une était simplement la voie la plus classique. Pour l'autre, appelons-là Norvège, elle évoquait un maigre avantage mais sans aucun enthousiasme, d'autant qu'elle citait aussi pas mal d'inconvénients. A vrai dire elle n'avait envie de rien et elle ne voyait guère à quoi pourrait servir l'heure de coaching dont elle bénéficiait dans le cadre de ses études.

Puisque l'échéance du choix approchait, j'ai suggéré qu'on y travaille malgré tout. J'ai proposé d'élargir la réflexion. Quelles pouvaient être les autres pistes ? Je l'invitais à sortir des classiques, à envisager des idées décalées, à s'autoriser les plus surprenantes. Ce faisant, je la voyais se prendre au jeu : en même temps qu'elle se projetait dans les différentes hypothèses, elle sortait de son apathie et même elle s'animait.

Grenouille hors du cadre

Nous terminions sur une option plausible qui semblait plus particulièrement lui plaire. Alors j'ai questionné : « après cette exploration où en êtes-vous de votre choix ? » Et là, surprise : « Je vais choisir la Norvège. Ce n'est pas très logique mais j'ai envie. »

Ne pas se fier aux apparences : elle ne manquait pas de motivation, mais d'autorisation. Du moment que je l'avais autorisée à tout envisager, elle pouvait se laisser guider par son intuition, même sans argument.

De quoi auriez-vous besoin pour vous accorder ce qui attire votre attention ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr

Comment pourrais-je vous souffler ?

J'aime plaisanter sur mon métier en expliquant qu'avec moi, c'est le client qui travaille.

Par exemple, lorsque j'accompagne un groupe de jeunes et que, déstabilisés par ma question, ils me demandent comment y répondre : « Désolée, je suis coach, je ne connais pas les réponses. Je ne fais que les questions ! » Ainsi libérés de l'idée qu'il pourrait y avoir une bonne réponse, ils peuvent se mettre au travail pour trouver la leur.

De fait, comment pourrais-je vous aider lorsque vous me sollicitez, puisqu'il s'agit de vous, de ce que vous désirez, de votre environnement, de vos capacités...

Je suis toujours ébahie de la transformation qui se produit dans le travail. En vous accueillant, mon rôle est de croire qu'elle est possible mais je ne peux ni imaginer à quoi elle ressemblera, ni comment elle adviendra.

C'est particulièrement frappant lorsque je propose de travailler dans la visualisation et le ressenti. Étienne buttait contre un mur infiniment haut et large. Il décrivait un ressenti désagréable. Cela pouvait-il devenir pire ? Il parvenait à l'explorer. Alors je l'ai invité à inverser le sens de ses recherches... et voilà que le mur qui lui barrait la route est devenu un sac derrière son dos : un gros sac certes, mais très fonctionnel, plein de poches pour tout ce qu'il avait à vivre, et avec lequel il pouvait avancer gaillardement. Comment aurais-je pu le lui souffler ?!

Marcheur Sac à dos Falaise

Et vous, quel est cet obstacle qui vous barre la route, cette mouche qui vous colle, ce boulet qui vous retient ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr