Les derniers articles sur mon blog...

Les étapes de l'alchimie

Tandis que l'aspiration à être heureux progresse partout dans le monde, le désenchantement n'a jamais été aussi grand. Pour transformer la situation Olivier Berut* propose de suivre les étapes de l'alchimie : l'œuvre au noir, l'œuvre au blanc, l'œuvre au rouge.

Alchimiste dans son atelier

L'œuvre au noir c'est le désenchantement face aux ruptures écologique, digitale, économique, de la complexité et du sens.

Face à ce constat, les trois principales tentations sont :

  • la peur (tendance à mettre la tête dans le sable)
  • le cynisme (tendance à profiter)
  • l'égoïsme (recherche de distraction)

Remarquons que ce ne sont ni plus ni moins que les trois ennemis de toujours dans chacune des cultures.

L'œuvre au blanc passe par une reconquête personnelle, car « le premier devoir de l'empereur c'est d'aller bien » (proverbe chinois).

Cette reconquête est triple :

  • éloge de la beauté : tâchons de nous émerveiller
  • éloge de la sagesse : tâchons d'en faire quelque chose de bon
  • éloge du courage : passons à l'action

La encore on reconnaît les grandes figures de toutes les cultures.

Olivier Berut évoque une spiritualité pour agir et nous encourage à nous donner les moyens d'être en forme en rythmant, en ritualisant notre vie avec ce qui nous fait du bien.

L'œuvre au rouge consiste à créer du collectif :

  • mettre en commun les talents individuels (coopération)
  • créer de la valeur pour tous et pour chacun (intelligence collective)
  • pratiquer le co-contrôle (mesurer la performance collective)

Les organisations deviennent ainsi complexes, vivantes et guidées par le sens, comme le vol d'oiseaux migrateurs qui sait d'où il vient et où il va et qui s'adapte à tout ce qui se passe en vol.

Et vous personnellement, où en êtes-vous du désenchantement, de la reconquête personnelle et de l'investissement dans le collectif ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr


(*) je résume ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir le 30 mai 2018 : Le ré-enchantement de l'entreprise... et puis quoi encore ?

L'art du collectif

Grégoire Jeanmonod* est passionné de peinture et c'est donc tout naturellement qu'il illustre l'art du collectif au travers de morceaux choisis de l'histoire de la peinture. De fait, si l'artiste est solitaire dans sa création il est très entouré avant (d'un réseau) et après (d'une équipe).

Enfants qui peignent ensemble une grande fresque

Première leçon avec une toile à quatre mains d'Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat : chacun des artistes est resté lui-même, c'est la tension entre les deux qui a fait le chef d'œuvre. Sortons de la concurrence pour entrer dans la complémentarité.
Reconnaissons nos forces et celles des autres.

Deuxième leçon avec une école d'art remarquable, le Bauhaus. Sa créativité découle de principes fondateurs : « faire du jeu une fête, d'une fête un travail, du travail un jeu ».
Valorisons les temps informels.

Troisième leçon avec un collectif d'artistes qui deviendront les impressionnistes : ils ont travaillé ensemble pour permettre le succès de tous.
Serrons-nous les coudes en gardant à l'esprit le sens du projet commun.

Quatrième leçon avec le projet fou de redresser une obélisque au Vatican : c'est quand tout semblait perdu que l'architecte urbaniste a pensé à profiter de l'aide du marin de passage.
Demandons de l'aide avant d'en avoir besoin.

Cinquième leçon avec le désir de Frida Kahlo de faire comprendre sa souffrance par la peinture : la malédiction du savoir conduit à créer l'opacité tandis que nous cherchons à expliquer. Rien ne vaut une métaphore.
Adaptons nos propos à nos interlocuteurs.

Et un bonus avec trois amis réunis pour peindre le même héron : finalement Renoir a choisi de peindre Bazille peignant le héron.
Observons et saluons les efforts des autres.

Quelle est votre plus belle contribution à l'art du collectif ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr

(*) je résume ici sa conférence dans le cadre du Club Stratégie et Avenir, le 27 septembre 2018 : L'art du collectif, poser un autre regard sur nos métiers et nos pratiques

 

 

 

L'inconnu

J'avais reçu un appel totalement inattendu, une invitation à entreprendre une démarche qui représentait un engagement conséquent et dans la durée. Je ne m'y reconnaissais pas du tout. Je ne comprenais pas du tout dans quel but.

Pourtant je percevais que c'était un appel de la vie, alors j'avais décidé de faire confiance. J'avais répondu favorablement et tout mis en place pour démarrer.

Il restait un mois avant que cela se concrétise. Curieuse période où j'étais tout à la fois heureuse de l'invitation reçue et de la confiance avec laquelle j'y répondais et complètement vide d'énergie, épuisée physiquement, incapable du moindre signe d'enthousiasme.

L'image qui me vient est celle du reflux de la vague. Elle va repartir à l'assaut de la plage : en surface l'eau semble déjà prête mais au raz du sable elle fuit encore sous la surface.

Vague sur le sable

Ce que j'en ai compris ? Une part de moi ne savait pas y croire : trop inconnu.

L'énergie est revenue lorsque l'expérience a commencé, me permettant d'imaginer un peu la suite. Je n'en suis qu'au début de l'histoire et elle m'attire en des contrées tellement inconnues que je vis encore régulièrement des périodes de reflux...

Et vous dans quel domaine osez-vous avancer vers l'inconnu ?

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr