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Besoin de sens

On a toujours eu tendance à mettre sur le dos des jeunes les nouveaux comportements qui nous dérangent. Anaïs Georgelin* l'illustre à l'aide de citations des millénaires passés. Pourtant ce qu'on dit aujourd'hui des jeunes vis à vis du travail est davantage une question d'époque que de génération. Elle l'affirme et le démontre !

Le rapport au travail a changé

De fait, le développement des burn-out (cramé), bore-out (ennui) et brown-out (manque de sens) concerne toutes les classes d'âge.

De même le développement du freelancing (indépendant, +120 % en 10 ans), du slashing (plusieurs métiers) et du switching (reconversion radicale après de grandes études, 14 % des Bac+5 dans les 2 ans) s'observe pour toutes les générations.

En 2021 on parlait de « grande démission » au États-Unis et 40 % des travailleurs dans le monde envisageaient de quitter leur emploi dans l'année.

Une autre idée de la réussite a émergé : être utile et/ou profiter. Hier, le sens au travail était un luxe, aujourd'hui il est essentiel pour beaucoup de gens.

Le besoin de sens est de plus en plus évoqué

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Il y a dix ans, les diplômés des grandes écoles de commerce étaient 2/3 à choisir la finance ou le marketing. Aujourd'hui, ils sont 2/3 à choisir l'entrepreneuriat et l'impact.

Cette aspiration à plus de sens au travail n'est pas spécifique de la jeunesse. Toutefois ils s'en donnent plus les moyens car ils sont davantage capables de réduire leurs besoins et ils ont plus confiance dans le fait qu'on les aidera.

Quelle que soit la génération, les trois motivations au travail qui sortent en tête sont les mêmes :

  • bonne ambiance
  • apprendre et développer de nouvelles compétences
  • possibilité de proposer des idées et des solutions

Les trois raisons qui font le plus fuir sont également les mêmes pour toutes les générations :

  • manque d'éthique
  • grande entreprise renommée
  • chef qui contrôle tout

Le constat est le même pour toutes les générations

De nombreuses motivations sont plus contextuelles que générationnelles :

  • CDI à tout prix (48 % seulement)
  • contribuer aux enjeux de société
  • être inclus dans les décisions
  • que le travail ne s'immisce pas dans la vie privée
  • gagner plus, pas de cadre (11%)

Quelques motivations sont toutefois davantage générationnelles :

  • un chef exemplaire (surtout les anciens)
  • m'organiser comme je veux (surtout les jeunes)

Aujourd'hui 61 % des dirigeants se disent prêts à se concentrer sur la réinvention du travail (contre 28 % avant la pandémie). Ils devront prendre en compte le besoin de sens.

Ce ne sera pas simple car le sens est très personnel (nourri par l'ascension, l'équilibre, la transformation, l'impact, l'introspection) et plus encore, pour chaque personne il varie d'une période à l'autre.

Le sens au travail est très personnel

Pour jouer cette indispensable individualisation, il faut des managers qui aiment les gens !

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr

J'ai envie de retrouver du sens au travail

Je prends RDV avec Paule

(*) Je relate ici sa conférence du 2 décembre 2021 dans le cadre du Club Stratégie et Avenir 

 

Ce n'est pas la question

Le petit groupe de jeunes que j'accompagnais passait par un creux de motivation et avait eu tendance, ce jour là, à rejeter ce que je proposais.

En fin de journée je rentrais pourtant émerveillée de plusieurs belles productions de leur part. Tandis que je racontais à mon collègue la prise de conscience d'une des participantes, qu'avec le recul elle portait un regard différent sur une expérience qu'elle avait d'abord rejetée, tout s'est éclairé en moi.

Coaching pas la question crédit Steve Jonhson sur Unsplash-redim.jpg

Bon sang mais c'est bien sûr ! Voilà ce sur quoi je dois les accompagner. Ils ont tendance à balayer d'un revers de manche tout ce que la vie leur propose – et que leur reste-il après ? – Ils ont besoin d'apprendre à faire le tri, à se donner le temps :

  • d'abord ce qu'ils ont observé, analysé, fait, compris…
  • seulement ensuite, comment ils ont vécu et apprécié l'expérience

Apprendre à faire le tri

Et je m'y applique désormais. Lorsque je leur fait relire des journées d'initiation en atelier ou des visites d'usine, je précise d'emblée que mes questions sont précises – qui, quoi, où, quand, comment… – et que ce sont des réponses à ces questions là que j'attends d'eux.

Ils pourront bien sûr me donner leur ressenti – ce qui les a attiré ou repoussé, si cela leur donne envie de faire ce métier là ou un autre – mais seulement quand je le leur demanderai !

Je l'inscris au tableau :

  • Qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi… ?
  • Votre avis quand je vous le demande

Et maintes fois dans la journée j'y reviens. Attention Clara, ce n'est pas la question !

Cela prend tout son sens lorsque nous simulons des entretiens d'embauche. Ils racontent leur parcours : chaque expérience en quelques mots à peine, puis immédiatement « je n'ai pas aimé ».

Attention Léo, crois-tu que cela va donner envie au recruteur de te choisir ? Ce qu'il veut connaître c'est ton expérience : qui, quoi, où, quand, comment…

S'il te demande comment tu as apprécié, alors tu répondras, mais tu t'empresseras de préciser qui, quoi, où, quand, comment… pour montrer que tu cherches vraiment.

Choisir ce que l'on dit

Et nous les adultes, tandis que notre avis n'a jamais autant été sollicité (sondages, applications sur nos smartphones), savons-nous encore faire le tri ? Constater les choses comme elles sont, chercher à les comprendre plutôt que de les rejeter en bloc...

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr

J'ai envie de faire du tri dans mes idées.

Je prends RDV avec Paule

 

Féminin-Masculin mode d'emploi

Là où l'on parlait hier de modes de fonctionnement différents entre hommes et femmes, il est plus juste aujourd'hui de considérer que ce sont des tendances féminines et masculines puisque nous avons tous une part féminine et une part masculine.

masculin, féminin

En chaque personne une part féminine et une part masculine

Pour autant il reste important de constater ces différences et de les comprendre pour éviter les frustrations explique Paul Dewaendre* :

  • Masculin préoccupé de compétence (atteindre l'objectif efficacement), féminin de relation (être bien ensemble)
  • Masculin très séquentiel, féminin davantage multitâches
  • Masculin factuel, féminin émotionnel
  • Masculin centré sur ses propres besoins, féminin sur ceux des autres
  • Masculin routinier, féminin attiré par la variété

Les besoins aussi sont différents :

  • dans le couple, lui d'avoir réussi à la rendre heureuse, elle de se sentir unique à ses yeux
  • le féminin de petites attentions régulières (comme on désherbe et arrose un jardin, un peu chaque jour), le masculin qu'on lui fasse confiance (pas de critiques, encore moins en public !)
  • le féminin de compréhension dans les moment difficiles (présence empathique, même si la plainte ressemble à s'y méprendre à de la critique), le masculin d'acceptation qu'il disparaisse dans sa grotte (réussir à se débrouiller seul !)
  • le féminin de prévenance (laisse, je vais le faire), le masculin d'appréciation (comme tu fais ça bien !)

Des tendances et des besoins différents

Petit conseil pour le féminin : n'attendez pas que le masculin devine ce que vous voulez : pour lui, « si tu as besoin tu demandes ». Ne lui demandez pas s'il peut faire ceci ou cela. Bien sûr qu'il peut (compétent). Demandez-lui s'il veut bien. Son oui l'engagera. Et si vous n'obtenez que grommellement en guise de réponse, c'est gagné. Il est juste en train de changer de cap après que vous l'ayez détourné du sien (séquentiel).

Nous avons tendance à donner à l'autre ce que nous voudrions pour nous. C'est dans le couple que les frustrations risquent le plus de s'accumuler mais les attentes et les erreurs sont les mêmes dans toutes les relations, notamment en entreprise.

Deux langages que chacun gagnera à parler

Il est donc de plus en plus important de savoir parler les deux langages, féminin et masculin, et de discerner lequel est adapté à chaque personne et chaque situation. Par exemple entre client et fournisseur les rôles sont répartis : fournisseur compétent, soucieux de rendre son client satisfait, client attiré par la variété, enchanté des attentions à son égard, comptant sur la compréhension de son fournisseur…

Paule Terreaux
www.pauleterreaux.fr

J'ai envie de mieux comprendre ce qui se joue entre nous

Je prends RDV avec Paule

(*) Je relate ici sa conférence du 8 septembre 2021 dans le cadre du Club Stratégie et Avenir